1. Par Toutatis !
Comme nous verrons plus bas, c'Ă©tait un peu la foire Ă n'importe quoi sur Linkedin pendant les vacances. Pour ne pas ĂȘtre en reste, nâallons pas trop loin : focus sur Toutatis au Parc AstĂ©rix (sur ma propre enquĂȘte home made, 100% des interrogĂ©s passent la majoritĂ© de leurs vacances gratis chez les grands parents. Bon bah pas nous đ).
Câest dâabord une attraction qu'il faut vraiment avoir faite une fois dans sa vie. Elle a ouvert dĂ©but 2023 et les chiffres donnent le tournis Ă eux seuls : 110 km/h, pente Ă 101°, 23 air times oĂč vous ne touchez pas le siĂšge, 36 M⏠dâinvestissements. Mais surtout, en Ă©coutant le podcast « La file d'attente », on dĂ©couvre que la construction d'une attraction de parc est tout aussi passionnante, longue et semĂ©e dâembĂ»ches qu'un projet immobilier.
C'est d'abord la dĂ©cision prise par la Compagnie des Alpes qui gĂšre le parc de construire une nouvelle attraction pour renforcer l'attractivitĂ© du site, de choisir lâemplacement du site, et le type dâattraction (un LSM Launch Coaster).
C'est ensuite le design de l'attraction avec de multiples âeaster eggsâ dissĂ©minĂ©s Ă l'intĂ©rieur de la file d'attente ou bien du manĂšge en tant que tel. La scĂ©narisation est incroyable. Et on comprend que le tout nâest pas de faire venir les visiteurs mais de leur faire vivre un moment incroyable de A Ă Z. C'est enfin la rĂ©alisation du roller coaster avec toute la complexitĂ© technique, financiĂšre et artistique que cela comporte. Quid des gaines, des renforts de structures, des phases travaux. C'est une chose d'imaginer par exemple une file d'attente enfouie sous un tertre gaulois, c'en est une autre que de rĂ©aliser un bĂątiment couvert par la vĂ©gĂ©tation, dans un site naturel boisĂ©, en contrĂŽlant toutes les vues qui donnent sur cette attraction.
crédit : Kaeru Parc Design
J'ai dĂ©couvert qu'il y a de vĂ©ritables passionnĂ©s de ces projets de leur genĂšse jusqu'Ă leur exploitation. Je ne parle mĂȘme pas de ceux qui font le tour du monde et affiche plus de 3000 roller coaster dĂ©jĂ empruntĂ©.
Ce quâon en retient : câest trĂšs intĂ©ressant de voir comment le Parc Asterix se dĂ©marque sur un secteur que lâon pourrait imaginer comme ârĂ©pĂ©titifâ. Ce storytelling force le respect. Jây ai vu Ă©videmment, comme tout projet de construction des similitudes avec nos projets immobiliers. De lĂ Ă proposer Ă ma direction dây faire un sĂ©minaire âŠ
2. Sous les arbres, le salut
Il est vrai que je fais sans doute une fixette sur le sujet mais il a fait chaud en ville cet Ă©tĂ©. MĂȘme trĂšs chaud. Trop chaud ! Vigilance orange mĂȘme Ă Lyon. Et les villes sont Ă©videmment en premiĂšre ligne.
Les Ăźlots de chaleur urbains (ICU) sont un problĂšme croissant dans nos villes, entraĂźnant des consĂ©quences graves pour la santĂ© publique. Plusieurs facteurs Ă cette fournaise : la hauteur et la densitĂ© des bĂątiments urbains crĂ©ent un "effet canyon". Ăa bloque le vent et ça reflĂšte les rayons du soleil. Les matĂ©riaux de construction tels que la pierre, la brique et le bĂ©ton qui emmagasinent la chaleur pendant la journĂ©e et la libĂšrent la nuit, aggravant le problĂšme. Le manque de vĂ©gĂ©tation dans les zones urbaines prive aussi les villes de rĂ©gulateurs thermiques naturels. Sans parler des activitĂ©s humaines, y compris le chauffage, la climatisation et la circulation routiĂšreâŠ
L'Institut Paris RĂ©gion a rĂ©alisĂ© une cartographie dĂ©taillĂ©e des ICU en Ăle-de-France, en se basant sur des donnĂ©es gĂ©ographiques et des indicateurs de vulnĂ©rabilitĂ© de la population. Les quartiers avec une population plus ĂągĂ©e, moins d'accĂšs aux soins et des revenus plus bas sont plus exposĂ©s aux ICU. Les milieux urbains denses sont Ă©videmment plus impactĂ©s. On peut se rassurer en regardant la carte de lâIle de France et en remarquant quâon arrive trĂšs rapidement dans des zones en pĂ©riphĂ©ries moins âvulnĂ©rablesâ. Il nâempĂȘche, il est vital de trouver des solutions.
crédit : Institut Paris Région
un tilleul de 9 mĂštres de haut et 6 mĂštres de diamĂštre Ă©vapore plus de 2,6 m3/heure dâeau lors dâun premier jour de canicule
Plusieurs solutions sont envisageables pour rĂ©duire les ICU. L'intĂ©gration de la nature en ville, comme la dĂ© impermĂ©abilisation des surfaces, la plantation d'arbres et la vĂ©gĂ©talisation des sols, peut contribuer Ă refroidir les zones urbaines. Les choix de matĂ©riaux de construction, comme les revĂȘtements clairs et les toits blancs, peuvent Ă©galement aider Ă rĂ©flĂ©chir la chaleur. LâADEME avait publiĂ© il y a dĂ©jĂ plusieurs annĂ©es un guide trĂšs clair sur les solutions Ă mettre en place, en Ă©valuant leur impact en termes de baisse de tempĂ©rature. Hugo ClĂ©ment a, dans sa derniĂšre newsletter Kessel et dans le dernier magasine âSur le Frontâ, pointĂ© le rĂ©el problĂšme des arbres en ville, qui sont trop souvent mal plantĂ©s et au pire, dĂ©racinĂ©s, sans solution alternative. Saluons au passage, la dĂ©marche de la ville de Grenoble qui offre des arbres aux habitants pour densifier au maximum la couverture vĂ©gĂ©tale.
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