Avant toutes choses, merci Ă vous toutes et tous qui me lisez ! Câest un plaisir de vous voir chaque mois plus nombreux Ă vous abonner et surtout, Ă pouvoir en parler avec vous. NâhĂ©sitez pas, si vous le souhaitez, Ă forwarder cette newsletter Ă qui vous pensez quâelle pourrait ĂȘtre utile. On rĂ©flĂ©chira bientĂŽt Ă un systĂšme de parrainage avec gain de photos dĂ©dicacĂ©es pour 10 parrainages mais dâici lĂ , le bouche Ă oreille marche au top ! Bonne lecture !
1. Un MIPIM pour quoi ? pour qui ?
Il revient Ă nouveau, il sent bon le sable chaud et les drames Ă gogos : le MIPIM revient Ă Cannes du 11 au 14 mars 2024. Dans un contexte marquĂ© par des crises multiples, l'Ă©vĂ©nement aura sĂ»rement une couleur et une ambiance particuliĂšre et nous pouvons nous demander quoi en attendre. Avec un peu plus de 19000 participants inscrits Ă lâheure de ces lignes (donc environ 18% de moins Ă date), quelques tendances prĂ©visibles :
Logement durable: Ce sera la grande nouveautĂ© cette annĂ©e, le sommet âHousing Matters !â mettra lâaccent sur les solutions innovantes pour un habitat Ă©cologique et accessible. Au programme, pas mal de confĂ©rences le mardi et notamment un tour du monde des bonnes idĂ©es. Parmi les intervenants, notons la prĂ©sence de nombreux leaders privĂ©s et publics dont Klara Geywitz, ministre fĂ©dĂ©rale allemande du logement, du dĂ©veloppement urbain et de la construction ainsi que les maires de Copenhague et Hanovre.
Focus Ă©lus : avec le 2e forum des Ălus français qui rĂ©unira pour la 2e annĂ©e maires, dĂ©putĂ©s, conseillers dĂ©partementaux ou rĂ©gionaux et grands experts de la ville. Le MIPIM a créé lâan dernier ce temps de rencontres, dâĂ©changes et de dĂ©bats pour les Ă©lus prĂ©sents ouvert Ă une sĂ©lection de dirigeants et investisseurs publics et privĂ©s, lâobjectif Ă©tant lĂ encore de partager les bonnes pratiques, surtout Ă 2 ans des prochaines Ă©chĂ©ances Ă©lectorales.
Que peut-on faire ensemble pour en sortir ? Je paraphrase un ami qui mâa dit âĂ nous de faire de ce salon une rĂ©ussite moins anxiogĂšne que le SIMIâ. LâintĂ©rĂȘt principal des salons est de pouvoir faire cohabiter au mĂȘme endroit des personnalitĂ©s qui sont en gĂ©nĂ©ral dans une relation âone-oneâ parfois un peu trop âclassiqueâ. Nous sommes nombreux Ă penser quâune synergie efficace se doit dâexister entre Ă©lus, collectivitĂ©s, amĂ©nageurs, promoteurs (dont le mĂ©tier est attaquĂ©, ne nous cachons pas), conseils, architectes, et Ă©videmment utilisateurs et investisseurs. Gageons que ce soit lâoccasion de le faire intelligemment.
Ce quâon en retient : Beaucoup de confĂ©rences qui sâannoncent passionnantes, des rencontres Ă faire, Ă©videmment, mais aussi une prise de recul nĂ©cessaire dans un contexte qui nâinvite pas Ă festoyer outre mesure. SĂ»rement le plus particulier des MIPIM depuis 15 ans qui sâannonce.
Nb : le programme des TRES nombreuses confĂ©rences dispo ici. On notera la confĂ©rence sur les prochaines tendances en immobilier organisĂ©e par ULI ou encore, comment lâIA peut changer les territoires par Paris Saclay.
2. PriĂšre de ne pas skier sur les pelouses
Certains y sont encore : les vacances dâhiver sont, pour certains, lâoccasion de se rendre aux sports dâhiver ou tout simplement en station, siroter son gĂ©nĂ©pi et avaler sa raclette. Deux actus se catapultent, et sont de nature Ă alerter sur un possible Ă©clatement dâun marchĂ© trĂšs particulier.
Dâun cĂŽtĂ©, la Cour des comptes, aprĂšs lâaudit de 43 stations, tire un constat assez alarmant des stations qui semblent ne pas avoir pris la mesure de lâavenir. Pour certaines, câest assez clair : pratique impossible du ski dâici Ă 2050. Le rapport est dĂšs lors assez clair :
Vulnérabilité des stations de ski : L'évolution du climat, avec une diminution notable des précipitations neigeuses, menace directement l'économie des stations de montagne, particuliÚrement celles situées à basse altitude.
Impact Ă©conomique : L'activitĂ© des stations de montagne est un moteur Ă©conomique majeur, gĂ©nĂ©rant d'importantes retombĂ©es financiĂšres. Toutefois, la baisse d'activitĂ© ski due au climat fragilise cet Ă©quilibre. Câest donnant donnant, et du coup, le parc immobilier souffre de la baisse de lâactivitĂ©. Bienvenue au concept des âfrichesâ alpines !
Diversification et adaptation : Les stratĂ©gies actuelles de combat, notamment la production de neige artificielle, sont souvent coĂ»teuses et ne reprĂ©sentent que des solutions temporaires. A noter le chiffre de 39% du domaine skiable en neige artificiel VS 19% en 2007 ⊠mais VS 60% en Autriche ou ⊠85% aux USA ! Et câest un cercle vicieux car au lieu de sâadapter, certaines stations cherchent toujours plus loin ou plus fort (production de neige par tempĂ©rature positive).
Gouvernance et politiques publiques : Une rĂ©vision des politiques publiques et de la gouvernance est nĂ©cessaire pour mieux rĂ©pondre aux dĂ©fis actuels. ConcrĂštement, les municipalitĂ©s, seules concernĂ©es Ă date nâarriveront pas Ă faire face Ă ce qui va leur tomber sur la figure (spoiler : non, pas de la neige).
De lâautre cĂŽtĂ©, lâexplosion des prix dans certaines stations. La rĂšgle de base en immobilier (lâemplacement, lâemplacement, lâemplacement) combinĂ©e Ă la neige qui se fait rare donne le fameux adage : ce qui est rare est cher ⊠BOUM : +20 % des prix dans les Alpes du Nord. Un prix moyen supĂ©rieur Ă 15 000 ⏠/ mÂČ. Vous la voyez venir quand mĂȘme, Ă terme, la petite bulle ? Sauf si tous les skieurs semi pro vacanciers deviennent Ă terme des mangeurs de fondues sur herbe ⊠mais ça reste Ă prouver.
Ce quâon en retient : des actions dâadaptations sont en cours. Mais comme en immobilier, vont-elles dans le bon sens ? De toute maniĂšre, il nây aura pas le choix.
Crédit : Le Télétravailleur
3. La semaine en 4 jours
LâactualitĂ© de ce dĂ©but dâannĂ©e a Ă©tĂ© bien Ă©videmment la nomination du nouveau Premier ministre, comme nous le voyions le mois dernier, et son discours de politique gĂ©nĂ©rale.
Dans ce discours, le fameux sujet de la semaine de travail de quatre jours est revenu. Mais avec une diffĂ©rence notable : en parlant de la semaine en 4 jours. Gabriel Attal ayant effectivement dĂ©jĂ mis en pratique cette mesure dans son ancien ministĂšre, le Premier ministre propose de lâĂ©tendre Ă lâensemble de la fonction publique. De nombreuses collectivitĂ©s lâont expĂ©rimentĂ©e (Grenoble MĂ©tropole Alpes, la ville de Neuilly-sur-Marne, la mĂ©tropole de Lyon, etc) et semblent, malgrĂ© quelques difficultĂ©s, conquises. On entend le mĂȘme son de cloche chez les entreprises privĂ©es.
Alors pourquoi en parler ici ?
DĂ©jĂ , rappeler que la semaine en 4 jours, câest lâobjectif de travailler plus efficacement sur 4 jours au lieu de 5 avec le mĂȘme salaire et le mĂȘme volume horaire. Je vous arrĂȘte de suite, les cadres, au forfait jour, peuvent aussi ĂȘtre concernĂ©s. Pour cerner le concept de façon assez amusante, allez voir cette vidĂ©o proposĂ©e par Welcome to the Jungle et Le TĂ©lĂ©travailleur, compte parodique Instagram. Objectivement, si vous ne vous reconnaissez pas dans au moins une situation, alors, rencontrons nous. Car je ne veux pas mourir sans avoir rencontrĂ© un vĂ©ritable cyborg.
Plus sĂ©rieusement ensuite, pour prendre conscience de la valeur âtempsâ qui revient rĂ©guliĂšrement dans les dĂ©bats autour (1) du retour des salariĂ©s au bureau, (2) de lâurbanisation lĂ oĂč les gens ont envie de travailler et (3) de la façon de construire la ville en essayant de faire cohabiter les diffĂ©rents objets immobiliers que nous utilisons. Pour en dĂ©couvrir plus sur ce âtempsâ, allez lire la (talentueuse) newsletter CDLT qui vous fera (re)penser Ă cette fameuse loi de Parkinson (que jâavais dĂ©couvert dans lâouvrage de Fabien Olicard) et qui dit que quel que soit le temps que tu as pour faire quelque chose, tu le consommes entiĂšrement. Cette valeur temps a dĂšs lors un lien direct sur la fidĂ©litĂ© des employĂ©s, qui sont, Ă mon sens, le patrimoine immatĂ©riel sacrĂ© dâune entreprise Ă haute valeur intellectuelle ajoutĂ©e. Attention, naturellement cela ne peut pas ĂȘtre appliquĂ© partout.
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