Avant toute chose, merci Ă vous toutes et tous qui me lisez ! Comme dâhabitude, partage, rĂ©actions, commentaires, coucous sont les bienvenus ! Si ce numĂ©ro vous a plu, nâhĂ©sitez pas Ă la faire suivre Ă 1, 2, 5 contacts đđ
1. Plus beaux, plus propres, plus dĂ©montablesâ
CâĂ©tait beau, câĂ©tait grandiose, on a vibrĂ©, on a hurlĂ©, on a fĂȘtĂ© ! Bref, les Jeux Olympiques de Paris 2024 sont dĂ©jĂ loin (comme vos derniĂšres vacances) mais au-delĂ de lâĂ©vĂ©nement, ce fut un trĂšs bel exemple de sobriĂ©tĂ© constructive.
Les installations temporaires des JO illustrent parfaitement l'objectif de rĂ©duction des nouvelles constructions mais aussi le rĂ©emploi . 95 % des infrastructures olympiques Ă©taient des sites existants ou temporaires, avec uniquement 3 nouveaux sites (le centre aquatique, le village olympique et le village des mĂ©dias). Les structures temporaires, Ă©rigĂ©es principalement dans des sites emblĂ©matiques de Paris, tels que la place de la Concorde et les abords de la Tour Eiffel, avaient Ă©tĂ© conçues pour ĂȘtre dĂ©montĂ©es rapidement aprĂšs les JO et notamment permettre une nouvelle configuration pour les JOP (oui, dĂ©sormais je mets des acronymes partout). Elles ont Ă©tĂ© au RDV pour de superbes images.
En charge de ces installations, la Solideo (SociĂ©tĂ© de Livraison des Ouvrages Olympiques) a aussi utilisĂ© le recours limitĂ©s Ă ces installations nouvelles (rĂ©alisĂ©es Ă 70% par GL events pour les provisoires) pour rĂ©pondre au timing sĂ©rĂ©. DĂ©signĂ© en 2017, il ne fallait pas trainer ! Il a fallu tout de mĂȘme permettre une grosse accĂ©lĂ©ration des dĂ©lais des autorisations, chose rendue possible par des textes de loi adhoc. Quand on veut, on peut ! Et le texte prĂ©voyait dâores et dĂ©jĂ une phase âhĂ©ritageâ pour permettre la rĂ©utilisation des installations nouvelles construites. A suivre dans les faits si depuis, tous les logements ont trouvĂ© preneurs.
Ce quâon en retient : si bien sĂ»r, quelques polĂ©miques ont Ă©cornĂ© lâimage dâensemble des rĂ©alisations pour les JO. Mais celles-ci marquent un tournant dans la maniĂšre dâaborder l'organisation des grands Ă©vĂ©nements, sportifs ou non, tout en minimisant l'impact environnemental et en valorisant le patrimoine local.
Crédit : Sarah Meysonnier
2. Un cap, un cadre, des espoirs
Le 1er octobre 2024, Michel Barnier, Premier ministre, a marquĂ© son discours de politique gĂ©nĂ©rale en insistant sur deux Ă©pĂ©es de DamoclĂšs : la dette budgĂ©taire et la dette Ă©cologique. Le logement est au croisement de ces enjeux. Le 9 octobre, câĂ©tait au tour du ministre du budget de prĂ©senter sa feuille de route, laquelle est dĂ©battue Ă lâAssemblĂ©e au moment oĂč jâĂ©crie ces lignes. Entre les prioritĂ©s de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique et les besoins de logement accessibles, l'immobilier occupe une place centrale dans les rĂ©formes Ă venir.
Dâabord, sur le logement, 2 annonces qui ont retenu lâattention des producteurs de logements (comme la FFB) : l'extension du PrĂȘt Ă Taux ZĂ©ro (PTZ) pour faciliter l'accession Ă la propriĂ©tĂ©, particuliĂšrement pour les primo-accĂ©dants, mais Ă©galement lâassouplissement de la ZAN (ZĂ©ro artificialisation nette), pour, a priori, libĂ©rer du foncier constructible. Pas sĂ»r que cela suffise quand on lit le titre Ă©loquent du rapport de la Cour des comptes sur la dĂ©livrance des permis de construire : âUn parcours complexe dans un cadre instableâ. Tout un programme !
Le Premier ministre a insistĂ© sur la rĂ©novation thermique des bĂątiments et la simplification des dĂ©marches pour les mĂ©nages. Le Diagnostic de Performance ĂnergĂ©tique (DPE) sera rĂ©visĂ© pour faciliter la mise en conformitĂ© des logements et lutter contre les « passoires thermiques ». Michel Barnier a Ă©galement insistĂ© sur le rĂŽle exemplaire de l'Ătat, en tant que principal propriĂ©taire foncier, dans la rĂ©duction de la consommation Ă©nergĂ©tique.
3e point de ces discours dâailleurs : la fonction immobiliĂšre doit ĂȘtre restructurĂ©e pour ĂȘtre renforcĂ©e. Nous en avions dĂ©jĂ parlĂ© ici, lâobjectif est de simplifier et donc de rendre plus efficiente lâaction publique. Le challenge est trĂšs clair dans le PLF 2025 :
Sâadapter aux besoins des agents et Ă leurs nouvelles modalitĂ©s de travail, tout en visant une optimisation des coĂ»ts et une rationalisation des implantations des services de lâĂtat.
Ce quâon en retient : lâEtat mesure pleinement que lâempreinte immobiliĂšre de son parc mais aussi de ses habitants est un enjeu majeur Ă la double consĂ©quence financiĂšre et Ă©cologique. Le secteur (enfin pas tout le secteur âŠ) attend dĂ©sormais la traduction lĂ©gale ou opĂ©rationnelle de ce plan.
Crédit : Wondernorway
3. Torvtik et Torvtak
Une des raisons qui a conduit Ă ce retard non excusable de parution dâOffmarket est un road trip norvĂ©gien. Vous me direz (et vous aurez raison) quâon sâen moque un peu ⊠mais un dĂ©tail architectural frappe quand on traverse les stations de moyennes montagnes du sud du pays : les toitures vĂ©gĂ©talisĂ©es quasi omniprĂ©sentes.
Le toit de gazon, ou «torvtak», est utilisĂ© pour couvrir les maisons en NorvĂšge depuis au moins 500 avant JC et Ă©tait constituĂ© Ă lâorigine de planches d'Ă©corce de bouleau recouverte de tourbe ou de gazon, sur lesquels poussaient de l'herbe, des fleurs et d'autres choses. Une illustration de Bergen datant d'environ 1580 montrait des moutons paissant sur les toits de gazon de la ville.

Ce systĂšme offre bien Ă©videmment une isolation thermique naturelle (fraicheur, stockage dâhumiditĂ©), et la vĂ©gĂ©tation permet une meilleure gestion des eaux pluviales en les absorbant avant quâelles ne sâĂ©coulent. Il Ă©tait Ă lâorigine fortement rĂ©pandu mais aux XVIIe et XVIIIe siĂšcles, les toits verts sont progressivement tombĂ©s en disgrĂące Ă mesure que les bĂątiments publics et les familles riches ont commencĂ© Ă utiliser des tuiles et des ardoises.
AprĂšs 1950, les toits vĂ©gĂ©talisĂ©s devinrent un critĂšre important pour la classification des maisons comme monuments culturels, et un choix populaire pour les chalets de montagne. Aujourd'hui, ces toits sont toujours prisĂ©s, mĂȘme pour les nouvelles constructions en ville, pour leurs avantages esthĂ©tiques, pratiques et Ă©conomiques.
Ce quâon en retient : lĂ oĂč souvent on oppose aux toitures vĂ©gĂ©tales des risques dâĂ©tanchĂ©itĂ©, de maintenance, voire de coĂ»t, les NorvĂ©giens semblent avoir trouvĂ© des solutions. Cela Ă©tant, Ă voir le nombre de matĂ©riaux devant ĂȘtre mis en Ćuvre, le concept frugal dâorigine est mis Ă mal !
Crédit : la page Wikipédia EN NORVEGIEN sur les toits végétalisés !
Crédit : Martin Etienne
4. Le low tech urbain, guide pratique
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